Une magnifique cérémonie de remise des prix pour la 5e édition du Betteravier de l’Année

Vendredi 25 mai, tous les acteurs de la filière se sont une nouvelle fois retrouvés autour des 10 finalistes du concours dans le cadre verdoyant du Pré Catelan, en plein cœur du bois de Boulogne.

 

Eric Verjux, Président du Directoire de Deleplanque & Cie, a débuté son discours de bienvenue par l’acquisition du sélectionneur allemand Strube intervenue en avril dernier, avant d’évoquer en quelques mots l’Année du Semis, animation fil rouge sur le site Deleplanque Préférence depuis octobre 2017.

Une synergie entre experts de la betterave, porteuse de réussite

L’année du semis a permis de réunir autour de Deleplanque 2 partenaires : Monosem, grand spécialiste du semoir de betterave, et Precifield, start-up spécialisée dans la cartographie de parcelles. Tous ont mis leur expertise et leur énergie au service du semis, essentiel à la réussite de la culture.

L’année du semis : 4 points clés en 4 temps 

  • La génétique, c’est le temps des semences, et le temps des quiz
  • L’outil, c’est le temps du semoir, et du sondage semoir
  • Le savoir-faire, c’est le temps du semis, et du test grandeur nature
  • L’expérience, c’est le temps du partage, et du concours « Le Betteravier de l’Année »

La bonne génétique, oui, mais avec le bon semoir, bien entretenu et bien réglé !

Florian Crochet, responsable promotion des ventes et formation chez Monosem, a présenté les résultats du sondage semoir réalisé sur www.deleplanque.preference.fr en novembre dernier. L’analyse des 197 dossiers de participation, répartis sur tout le secteur betteravier, donne une bonne image de l’équipement et des modes d’entretien et de réglages des semoirs chez les planteurs.  

Que nous apprend le sondage semoir ?  

  • 60% des planteurs révisent leur semoir pendant l’hiver, contre 16% juste avant le semis, et 25% après le semis.
  • La majorité des planteurs placent la régularité de profondeur en 1ère place, devant le plombage et le rappui de la graine, et le respect de la distance entre graines, parmi les critères de réussite de l’implantation.
  • Ce sondage montre aussi que 32% des agriculteurs betteraviers se fient uniquement au tableau de réglage du semoir pour contrôler la densité de semis, et 22% mesurent la distance entre 2 graines.
    Les méthodes à privilégier sont la distance entre 11 graines et la mesure sur 20m00 ou 22m22 selon l’écartement, ce que font respectivement 29% et 17% des planteurs.

Moduler sa dose de semis, en alliant cartographie et semoir équipé nouvelles technologies

La cérémonie a été l’occasion de réunir tous les protagonistes du test semis grandeur nature : les 2 planteurs gagnants, Vincent Gobillard et Vincent Marcille, la société Monosem, qui a mis à disposition un semoir Meca V4, l’ITB, et la société Precifield, qui a procédé à la cartographie des parcelles retenues pour les essais. Son directeur, Alexandre Weil, en a expliqué le processus, depuis la mesure des composants au champ jusqu’au transfert des données dans le semoir.
Les semis ont été réalisés en modulant la densité selon la cartographie du potentiel rendement de chaque parcelle. L’ITB suivra de près les résultats de ces tests, jusqu’à la récolte. A suivre au cours de nos prochaines newsletters !

Le concours du Betteravier de l’Année, ou l’expérience partagée.
François-Xavier Duquenne, rédacteur en chef du Betteravier français, donne la parole aux finalistes autour de 3 tables rondes.

Même l’emblématique concours était consacré à la thématique de l’année : le semis !
Et les planteurs ne s’y sont pas trompés, la majorité d’entre eux considèrent que plus de 30% du rendement est directement lié à la qualité de l’implantation de leurs betteraves. Une bonne raison pour s’y attarder et réfléchir aux moyens de réussir son semis.

9 des 10 finalistes avaient fait le déplacement et ont présenté leurs pratiques et leurs expériences sur  le semoir, la préparation du sol et le semis du futur.

Les pratiques d’aujourd’hui, les perspectives de demain et les rêves du semis du futur

Semoir américain, semoir sur rotative, modulation de dose, non-labour, mélanges de couverts végétaux sur mesure, simplification du travail du sol, semis direct, semis sous bâche, semis en diamant, modulation de la profondeur de semis, betteraves d’hiver, programmation de la « naissance » de la betterave, protection par drones et robots… Voici résumé en quelques mots l’éventail des thèmes abordés par les finalistes et auxquels ont réagi les acteurs de la filière présents dans la salle. Le semis n’a pas fini de faire parler de lui !

Place à la remise des prix ! Qui sont les gagnants de l’édition 2018 ?

C’est Alexis Demory qui reçoit le Prix Spécial du Jury des mains du Directeur général de l’ITB, Vincent Laudinat. Alexis Demory est polyculteur-éleveur dans l’Oise et cultive 100 ha de betteraves. Son objectif est de passer au non labour. Il envisage par ailleurs de tester un semis sous bâche.
Alexis profitera d’un week-end pour 2 personnes en Relais & Châteaux.

Frédérique Carton, Directrice de publication du Betteravier français, a eu la joie de remettre à Pierre Courtier son diplôme de Betteravier de l’Année 2018. Récemment installé en Seine-et-Marne, Pierre Courtier s’est spécialisé dans le choix des couverts végétaux. Il imagine et teste ses propres mélanges en fonction des caractéristiques de chaque espèce et gère le couvert comme une culture à part entière. Pierre bénéficie d’un séjour pour 2 personnes aux Sources de Caudalie, dans le vignoble bordelais.

Nous présentons toutes nos félicitations aux gagnants et remercions le jury, nos partenaires et l’ensemble des planteurs ayant participé à l’Année du Semis.
Une mention spéciale pour notre dessinateur Thibault, qui a émaillé les interventions d’une belle touche d’humour grâce à ses croquis sur le vif !

Les vidéos de l’année du semis réalisées chez Vincent Gobillard et Vincent Marcille vous seront proposées dans les prochaines newsletters.