Les gagnants des quiz présentent leur itinéraire cultural

Près de 500 planteurs ont participé aux 3 quiz de la fin d’année 2017 et 3 d’entre eux ont eu la chance de gagner le gros lot : 4 unités de betteraves pour les semis 2018.
L’équipe commerciale Deleplanque leur a remis leur gain et a profité de ces rencontres pour nous les faire connaître.

Quiz d’octobre : Bertrand et Christophe Sevestre  gagnent 4 unités de la variété curie
Leur exploitation est basée à Oinville-St-Liphard en Eure-et-Loir.

Bertrand, Christophe,  pouvez-vous nous présenter votre exploitation ?

Nous sommes agriculteurs sur 140 ha. Le type de sol est limon-argileux. L’exploitation est irriguée en totalité depuis de nombreuses années. L’assolement est composé de blé, pomme de terre, orge de printemps, colza et betteraves sur 30 ha.

Depuis combien de temps cultivez-vous la betterave ?

Nous sommes les 2e et 3e générations de betteraviers dans la famille ! Nous avons toujours livré nos betteraves à la sucrerie de Toury, du groupe Cristal Union. Nous sommes en rotation de 3 ans avec un niveau de rendement moyen de 100T/ha.             

Quel itinéraire technique appliquez-vous pour vos betteraves ?

Nous faisons un labour d’hiver, ensuite une reprise au printemps par 2 passages de Rau Combi. Puis nous semons avec notre semoir 12 rangs Nodet à socs. Avant le semis, nous mettons l’azote sous forme liquide en fonction des reliquats azotés. Nous réalisons 4 passages d’herbicides ainsi qu’1 passage de bineuse avant fermeture des rangs. 2 à 3 fongicides sont appliqués en fonction de la pression des maladies. Enfin, l’arrachage se fait par une ETA avec une ROPA où nous mettons à disposition plusieurs bennes.

Que vous apporte l’irrigation ?

Nous gagnons 20 t/ha en betterave en appliquant 4 passages de 35 MM avec enrouleur. Nous avons 3 forages et nous pouvons utiliser 2 enrouleurs en même temps. L’irrigation nous a permis de diversifier notre assolement avec la pomme de terre.

Sur quel critère se porte votre choix variétal ?

Depuis 3 ans, nous utilisons des variétés Forte Pression Rhizomanie/ Nématodes. Nous observons une amélioration de notre richesse. La FPR et les nématodes se sont développées par l’irrigation et le retour fréquent des betteraves. Je vais mettre votre variété curie (FPR) dans une parcelle où il y a peu de pression de nématodes.

Comment voyez-vous l’avenir des betteraves sur votre exploitation :

La betterave est une bonne tête d’assolement, nous n’observons pas de stagnation de nos rendements. Au contraire ils progressent. Nous mettons beaucoup d’espoir dans la génétique et la recherche. Nous espérons que Deleplanque arrive rapidement avec des variétés FPR/Nématodes pour nous amener de la diversité génétique.


 

Quiz de novembre : Charlotte VASSANT gagne 4 unités de la variété barents.
Son exploitation est basée à Attilly dans l’Aisne.

Charlotte, pouvez-vous nous présenter votre exploitation ?

Bien sûr ! En 2005, j’ai repris l’exploitation familiale qui est dans la famille depuis plusieurs générations. La diversité du type de sol des parcelles allant du limon profond au limon argileux sableux me permet d’avoir un assolement varié sur les 180 ha que je cultive.
La rotation se fait avec les cultures principales de blé, betterave sucrière, pommes de terre, colza  ainsi qu'avec les cultures légumières suivantes : carottes, pois légumier, haricot vert et citrouille.
L'irrigation est réservée aux cultures légumières, ce qui permet d'assurer une régularité de rendement et de qualité.

Depuis combien de temps cultivez-vous la betterave sucrière ?

La culture de la betterave était déjà présente sur l’exploitation comme tête d assolement quand je me suis installée. J'en ai semé 36 ha en 2017, répartis pour 45% chez Tereos (Origny) et 55 % chez Cristal Union (Sainte Emilie).
La récolte 2017 a été satisfaisante avec un rendement moyen de 97 t/ha à 16.

Quel est votre itinéraire cultural ?

  • Un ou deux déchaumages après la moisson puis un labour d'hiver et je reprends les parcelles avec 2 passages de Condor au printemps en bonnes conditions. Cela permet de bien rappuyer la préparation du sol sans déstructurer en profondeur, l’objectif étant d'avoir une structure grumeleuse au niveau du lit de germination, que la roue du semoir plombe correctement afin d’assurer une bonne prise d’humidité au niveau des semences.
  • La fertilisation est apportée en localisation au semis avec un mélange de 50% de N 39 et 50% de 14/48 liquide.
  • Les insecticides intégrés à l’enrobage nous ont permis de gérer aux mieux le parasitisme aérien et sous-terrain, et il est plus que souhaitable de garder cette efficacité.
  • Le programme herbicide est classique et en fonction des adventices à maîtriser, souvent en 4 passages. Mes parcelles sont plutôt propres.
  • Pour les maladies de feuillage, j'interviens selon mes observations au champ et les BSV publiés. En 2017, j ai positionné 1 fongicide pour le premier enlèvement et 2 pour les 3 derniers enlèvements.
  • Pour la récolte, je travaille avec 3 autres agriculteurs voisins, en entraide. Nous avons une intégrale Terra Dos T3 de chez Holmer qui effeuille et arrache très bien.

 Quelles sont les critères majeurs que vous retenez pour choisir vos variétés de betterave sucrière ?

La vitesse de levée est capitale pour mes parcelles. Je vise un minimum de 100 000 pieds / ha. Mon 2e critère est la résistance aux montées à graine. La tolérance aux maladies de feuillage est de plus en plus importante. Enfn la productivité arrive après ces 3 critères.

Comment voyez-vous l’avenir de la betterave sucrière dans votre exploitation ?

Plutôt sereinement !  La betterave sucrière est une très bonne tête d’assolement, les rendements augmentent régulièrement par rapport à d’autres cultures et je souhaite que la maison Deleplanque continue ses investissements pour nous assurer les meilleures performances.


 

Quiz de décembre : Florent Thiebaut gagne 4 unités de la variété celcius.
Son exploitation est basée à Chaudrey, dans l’Aube.

Florent, pouvez-vous nous présenter votre exploitation ?

Je suis installé sur l’exploitation familiale depuis le 1er Janvier 2017 sur 160 ha avec une partie en Champagne crayeuse et l’autre dans le Barrois. Sur les 140 ha de cultures, nous cultivons colza, blé, orge d’hiver, orge de printemps, luzerne et betterave sucrière.
La surface en betterave est de 20 ha, la grande majorité est livrée à la sucrerie de Cristal-Union d’Arcis et le reste chez Tereos à Connantre.

En parallèle, je suis conseiller au CETA de Romilly depuis 6 ans avec un temps partiel (70%) depuis mon installation. Ma mission est d’animer un groupe DEPHY sur le thème
« Fertilité des sols » et d’accompagner des adhérents sur le terrain.

Quels sont vos critères de sélection pour vos variétés ?

La stabilité sur plusieurs années est mon premier critère de sélection, suivi de la tolérance à la cercosporiose et la rapidité de levée pour les terres blanches avec une couverture rapide. Nous choisissons toujours des variétés productives pour l’exploitation.

Pour 2018, quelles sont les variétés choisies ?

Nous avons reconduit celcius sur 5 ha de la surface car elle a une très bonne vitesse de levée ainsi qu’une bonne couverture de sol. De plus, sa productivité est stable.
Pour le reste de la surface je diversifie avec trois autres génétiques.

Pouvez-vous nous présenter votre itinéraire pour la betterave ?

Après moisson, nous mettons en place un couvert sur la totalité de la surface qui sera semée en betterave. Celui-ci est détruit en novembre par brouillage sans enfouissement de la matière. Sur les parcelles « colorées », nous faisons un labour d’hiver et dans les blancs un labour de printemps.
Au niveau de la fertilisation, nous suivons les analyses de sols et les reliquats azotés. L’application est 100% minérale. Après le labour de printemps, on effectue un passage de rouleau crosskill avant le semis, réalisé par un semoir 6 rangs à écartement de 50 cm avec une dose de semis de 1,18 unités/ha.

Pour le désherbage en général, il y a 3 passages en chimique avec un complément en binage avec des lames « Lelièvre » pour limiter le flux de terre.
Le pilotage des fongicides est fait selon la méthode IPM et à la parcelle. Le nombre de passages dépend de l’année, en moyenne il y en a 2.

Le chantier d’arrachage est réalisé en décomposé avec une arracheuse Franquet que nous avons à 4 agriculteurs en co-propriété. Nous arrachons environ 60 ha avec cette machine.

Vous nous avez parlé de votre activité de conseiller au CETA de Romilly. En règle générale, quelle est votre attente et celle de vos adhérents vis-à-vis d’un semencier ?

La première attente est la stabilité des produits sur deux critères : la productivité et la tolérance à la cercosporiose. L’autre point important est aussi d’avoir des variétés qui répondent aux différentes problématiques de plus en plus nombreuses et qui souvent se cumulent.

En tant que gagnant du quiz, que pensez-vous de notre plateforme internet Deleplanque-Préférence ?

Le témoignage des agriculteurs est très intéressant car il permet de voir les innovations qui sont intégrées sur les exploitations des planteurs. Le « Coin des Experts » permet aussi de voir le retour sur expérience des différents planteurs participant à cette plate-forme internet.

Merci Florent et bon semis 2018 !