Comment optimiser le système betteravier grâce aux couverts

 

Ces 10 agriculteurs sont les gagnants du concours proposé aux planteurs en novembre dernier sur notre site internet deleplanque-preference.fr

Après 8h de formation sur la plateforme digitale d’Icosystème, ils ont participé à cette journée d’échanges sur le terrain.

Tous concernés et motivés

Chaque histoire est différente mais tous les participants ont un point en commun : leur intérêt, voire leur passion pour l’utilisation de couverts végétaux dans la rotation.

Plusieurs facteurs expliquent l’engouement grandissant suscité par ces pratiques, dont ces 2 raisons majeures :

  • l’érosion des sols, problématique favorisée par la culture intensive et le labour
  • l’orientation de l’agriculture vers une réduction de l’utilisation des herbicides et fertilisants

Généralités agronomiques

L’objectif premier des couverts végétaux est de développer la porosité matricielle des sols. Plus les échanges entre sol et air sont riches, meilleure est la dynamique du sol.

La vitesse de dégradation des résidus des CIPAN est essentielle au bon fonctionnement de la vie du sol. Plus elle est rapide, plus c’est positif pour le sol.
Voici dans l’ordre les composants végétaux qui se dégradent le plus vite :
Sucre
Amidon
Hémicellulose
Cellulose
Lignine

La condition pour atteindre l’objectif est de travailler à la restructuration du sol.
Pour une restructuration en profondeur, on peut retenir des mélanges associant lin, phacélie, crucifères type radis, moutarde et tournesol.

Les moutarde et autres crucifères constituent les cipan les plus actifs sur une courte période et garantissent une bonne fissuration des sols, contrairement aux graminées, ainsi qu’un bon piège à azote.

Pour une restructuration en superficie, on s’orientera plutôt vers un mélange graminées (avoine, seigle) et légumineuses, dont la racine libère beaucoup de sucre dans le sol.

Dans le cadre de la rotation betterave, l’idéal est de s’appuyer sur un mélange composé de 25% de trèfle d’Alexandrie, 25% de vesce commune, le reste regroupant radis ou moutarde anti-nématodes, phacélie et tournesol.

A noter que les espèces limitant l’aphanomyces sont la féverole, le pois chiche, le lupin, le fenugrec et le soja. Eviter la lentille !

 

Tout est affaire de compromis

Les possibilités qu’offrent les couverts végétaux sont infinies, et il n'existe pas de recettes toutes faites qui soient adaptées à chaque exploitation.
Chaque agriculteur doit chercher l’information, définir ses objectifs, adapter ses couverts au profil de son exploitation, observer et rechercher le meilleur compromis.
Les échanges d’expériences restent un excellent moyen pour progresser vers une gestion optimale des couverts végétaux, dont les bienfaits sont incontestables.