Test Semis Grandeur Nature - C'est parti chez Vincent Gobillard !

Vincent Gobillard, l’un des 2 gagnants du « Temps du semis », a reçu le 21 février dernier Deleplanque, Monosem, Precifield et l’ITB. L’objectif était de réunir toutes les compétences autour de la table afin de réfléchir aux modalités du test semis grandeur nature et de retenir les meilleures options.

Vincent s’intéresse de près à l’évolution des technologies et à l’agriculture de précision. C’est ce qui l’a motivé à participer au concours « L’année du semis ».

« Je suis très heureux d’avoir gagné  le test semis grandeur nature. C’est une occasion inespérée de tester sur l’exploitation la modulation de la densité de semis, en associant les données de la cartographie et la technologie d’un semoir électrique dernière génération. C’est une première ! »


Hétérogénéité des sols : un mauvais point pour le rendement

Vincent a une vraie problématique d’hétérogénéité sur sa ferme. Sur une même parcelle, il peut compter 3 à 4 types de sol différents. « Réaliser un semis homogène avec des zones plus ou moins riches, froides, humides, pentues est très compliqué ! Certaines zones méritent de recevoir plus de semences que d’autres et dans les zones pentues, mon semoir a tendance à s’enfoncer, enfouissant les graines plus bas que prévu. La levée n’est pas homogène, ni en quantité, ni en temps de levée, et qui dit semis hétérogène dit perte de rendement. La meilleure stratégie pour moi est de trouver le moyen de moduler les densités de semis à l’intérieur d’une même parcelle. »


Un test taillé sur mesure

La parcelle retenue pour le test est particulièrement hétérogène. Elle fait 750 m de long, avec notamment une butte de craie et un fond coloré qui se réchauffe vite. « Nous allons semer la variété celcius. Je sème en moyenne à 119 000 pieds/ha. Ici idéalement, il faudrait 125 000 pieds sur la butte de blanc et 105-110 000 pieds maximum sur le fond coloré, ce qu’on ne sait pas faire aujourd’hui. »

Alexandre Weil, de Precifield, réalisera la cartographie : le scanner embarqué mesurera la texture, les variations de matières organiques et la topographie. Toutes les données seront croisées afin d’éditer une carte unique. « C’est à partir de cette carte que nous devrons décider ensemble des densités à appliquer selon les zones. Ensuite, une nouvelle carte informatique sera fournie et intégrée dans la console du tracteur. »

Stéphane Tirel, de chez Monosem, mettra à disposition de Vincent un semoir Meca V4 à distribution mécanique et entrainement électrique. « Le logiciel va lire la carte et commander les moteurs électriques du semoir. Tout est automatique, les moteurs tournent plus ou moins vite selon la densité de semis à appliquer. Vincent vérifiera sur ses écrans que la bonne densité est bien respectée. »


Des mesures, du semis à la récolte

Matthieu Meens et Maxime Allart, de l’ITB Marne, interviendront pour vérifier la bonne réalisation du test et en mesurer les résultats. « Vincent va appliquer un protocole en 3 fois 12 rangs sur une partie de sa parcelle, qui nous permettra  un contrôle précis. 2 bandes seront semées avec le Meca V4, une avec modulation et l'autre sans. La 3e bande sera semée avec le semoir de Vincent. Ainsi, par le biais de comptages, nous pourrons vérifier la précision du semoir électrique et être sûrs que la technologie a bien fonctionné. Nous envisageons de contrôler la couverture du sol en utilisant un drone. Enfin, nous ferons des prélèvements à la récolte pour mesurer l’impact sur le rendement. »


A suivre sur Deleplanque Préférence !

Les mêmes équipes vont également intervenir chez le 2ème gagnant du concours, Monsieur Vincent Marcille, planteur basé dans la Somme.  La cartographie a été réalisée le 21 mars et les intervenants ont rendez-vous le 23 mars pour étudier les cartes de la parcelle, définir les zones et les densités à appliquer et régler le semoir en conséquence.

La suite des opérations vous sera racontée sur Deleplanque Préférence !