Damien BRUNELLE

Prénom Nom : Damien BRUNELLE

Commune : MONTBREHAIN (02110)

Surface betteravière : 15 ha

Sucrerie de rattachement : Escaudœuvres

 

La betterave a été la culture la plus difficile à faire passer en agriculture de conservation et aujourd’hui, c’est celle qui pose le moins de problème.

 

L'agriculture de conservation est une pratique innovante porteuse d’espoir pour l'avenir de notre métier. Ni bio, ni hyper- intensive, cette agriculture durable laisse espérer une production respectueuse de l'environnement tout en restant productive, rémunératrice et compatible avec une filière comme celle de la betterave. Par ma démarche j’ai fait la preuve sur mon exploitation que ça peut marcher.

 

Les choix qui ont contribué à faire progresser sa productivité :

 

J’ai inventé un outil de préparation superficielle du lit de semences.

La betterave est très exigeante au moment du semis et elle a la réputation de ne pas être compatible avec les méthodes de travail dites d’agriculture de conservation (dont les grands principes sont : un sol couvert toute l’année, rotation diversifiée et une faible perturbation du sol).  

Je cherchais un équipement capable de faire un travail de qualité, localisé sur la ligne de semis. Comme les outils existants n’étaient pas satisfaisants en betterave, j’en ai inventé un. Je l’ai présenté à une entreprise de machinisme locale ; ensemble, en 2 campagnes, on a testé et mis au point cette innovation.

C’est le Condor-line : il permet de préparer le lit de semence en localisé juste avant le semis ; grâce au GPS, on repasse exactement sur la ligne travaillée à l’automne avec le strip till. Avec le condor-line, la terre est donc affinée et réchauffée juste là où il le faut ; juste après je peux semer en très bonnes conditions.

Les bénéfices sont multiples : travail en grande largeur avec une puissance réduite (5000 l de GNR d’économie sur l’ensemble de l’exploitation), sol préservé (seul le tiers de la surface est travaillé), risques d’érosion limités (« je dors plus tranquille après les semis ») et rendements préservés (les études comparatives faites avec Tereos montrent que les rendements sont équivalents). En plus, l’outil peut être utilisé pour d’autres usages.