Sébastien ROUSSEAU

Prénom Nom : Sébastien ROUSSEAU

Commune : LA CHAPELLE IGER (77540)

Surface betteravière : 18 ha

Sucrerie de rattachement : NANGIS

 

Travailler le sol ? Le moins possible

Sur l’exploitation de Sébastien Rousseau, le labour a été abandonné en 2005. Depuis, les couverts végétaux et la faune du sol participent activement à préparer le sol pour l’implantation des 18 ha de betteraves. 

Les choix techniques du candidat pour optimiser l'implantation de sa culture :

Après avoir opté pour la moutarde, Sébastien s’est tourné vers un mélange d’espèces (phacélie, nyger, féveroles, pois fourragers) qui structurent mieux le sol tout en fournissant de l’azote à la culture. Seuls passages mécaniques autorisés entre la récolte du précédent et le semis de la betterave : un déchaumeur à disques (Rubin) pour implanter le couvert, un outil à dents avant l’hiver sur le couvert, et une préparation superficielle avant l’implantation via deux passages de vibroculteur dont le second est associé aux croskillettes pour favoriser un sol rappuyé et une bonne capillarité. Selon l’humidité du sol et le risque d’assèchement, ces deux passages sont plus ou moins rapprochés. « Même en sols battants, je ne sème jamais à moins de 2 cm de profondeur, précise-t-il. L’objectif est de faire lever les betteraves, quelles que soient les conditions climatiques qui suivent le semis ».

Pour Sébastien, l’idée est bien de travailler le moins possible le sol. « Si le passage au semis direct semble idéal, il me parait compliqué en betterave. J’ai déjà essayé sur une petite surface mais la perte de pieds est amplifiée par les attaques de ravageurs ». Son souhait est de traiter le moins possible, pour respecter la faune et l’environnement en général, le tout, en gardant une bonne productivité. Alors pour faire baisser la pression parasitaire, il n’hésite pas à allonger ses rotations : au moins 5 ans. Pour le futur, il rêve de variétés de betteraves résistantes aux maladies ou repoussant les ravageurs du sol.