Interview chez Dominique Bouttet, agriculteur sur la commune de Givraines (45)

Dominique a récolté 10 ha de curie, sur une zone à forte pression rhizomanie. Il répond aux questions de Raphaël Musnier.

Mr Bouttet, Pouvez vous nous présenter votre exploitation ?

C’est une exploitation agricole de 160 ha en irrigué, sur des sols argilo-calcaires et limoneux. Nous cultivons de la betterave depuis 2 générations sur une surface de 28 ha pour la sucrerie de Pithiviers, du groupe Cristal Union. Le reste de l’assolement est composé de blé améliorant, orge de printemps et colza.

Quelle est votre principale problématique pour cultiver vos betteraves ?

Comme nous irriguons nos betteraves depuis longtemps, nous avons une forte pression en rhizomanie. Avant l’apparition des variétés double-tolérantes FPR, nous étions arrivés à un niveau de rendement de 75-80 t/ha à 16°. Aujourd’hui, grâce à ces variétés, la moyenne de rendement des 5 dernières années est de 100 t/ha à 16°. C’est pour cela que j’ai semé votre variété curie sur une surface de 10 ha pour amener une diversité génétique.

Qu’avez-vous retenu de notre variété curie ?

C’est une variété qui a très bien levé, rapidement. Le feuillage a bien tenu malgré le stress hydrique. Je n’ai pas vu de montées à graines. Je trouve que curie tient bien à la cercosporiose. Nous avons eu une forte pression malgré les 3 fongicides dont le premier associé à du cuivre (Yucca). Mon entrepreneur a remarqué que curie s’arrache facilement, c’est un critère important dans nos terres.

Enfin, elle tient bien à la rhizomanie, je n’ai pas remarqué de symptômes négatifs.

La parcelle a été arrachée le 10 octobre pour un rendement de 85 t/ha à 16°, avec une richesse de 20.40°. C’est un bon rendement vu le contexte de l’année.

Je vais en refaire en 2019, je suis satisfait du comportement de curie et que Deleplanque continue dans la recherche, c’est indispensable pour assurer l’avenir de la betterave sur mon exploitation.