Entretien avec M. Stéphane Nottellet, de Chevresis Monceau, dans l’Aisne.

Lors des Culturales, de nombreux planteurs ont partagé un moment avec l’équipe Deleplanque à l’ombre des parasols.

Stéphane Nottellet, planteur dans l’Aisne avec la sucrerie d’Eppeville, a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Voici son portrait.

Stéphane, 40 ans, est installé sur la commune de Chevresis-Monceau depuis 2001. Sur son exploitation de 200 ha, 50% sont consacrés à la culture du blé, 20% à la betterave, 20 % au colza et 10% au maïs, le tout en agriculture raisonnée. On est sur des sols calcaires à argilo-calcaires. Agriculteur indépendant, Stéphane a fait le choix du recours aux ETA et à l’entraide entre voisins pour certaines interventions. Il utilise l'internet à titre professionnel  et se rend en priorité sur Agri Affaires, Agritel, et les sites des coopératives et de sa sucrerie.

Stéphane, pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre culture de betteraves ?

Je consacre 44 ha à la betterave, que je livre à la sucrerie d’Eppeville. Globalement, je suis en 100% rhizomanie, même si depuis 2 ans on constate de petites surfaces touchées par les nématodes. Mon rendement moyen sur 5 ans correspond à la moyenne de l’usine, + 3 à 4 tonnes. 2014 a été une année exceptionnellement mauvaise, avec un niveau de rendement inférieur à 80 tonnes. 

Vous avez maintenant du recul sur vos semis 2015. Quelles sont vos observations ?

Les conditions climatiques ont été parfaites depuis les semis, et je n’ai rencontré aucun problème de levée ou de comportement. Je suis un client fidèle de Deleplanque et consacre 50% de ma surface à la génétique Strube. Cette année, j’ai semé de la barents, de la liszt et de la kopernikus. Le 1er critère de choix dans les blancs, c’est le rendement. Pour les parcelles en arrachage précoce par contre, je privilégie la richesse.

L’échéance 2017, avec la fin des quotas, se rapproche. Comment l’envisagez-vous ?

Je fais confiance à Saint-Louis Sucre. Nous avons de nombreux échanges avec Eppeville sur le sujet. Je suis situé à 40 km de ma sucrerie, j’espère que ce point ne sera pas pénalisant à l’avenir.