Vincent GOBILLARD

Prénom Nom : Vincent GOBILLARD

Commune : COURTISOLS (51460)

Surface betteravière : 45 ha

Sucrerie de rattachement : SILLERY

 

Un semoir électrique, en test sur 50 ha

Si Vincent Gobillard exploite seul son exploitation, les évolutions de pratiques et le choix du matériel sont raisonnés à trois. Avec deux de ses voisins, ils mettent en commun hommes, outils et idées. A eux trois, ils pilotent près de 1000 ha dont 250 de betteraves. 

Les choix techniques du candidat pour optimiser l'implantation de sa culture :

Pour limiter le nombre de passages de roues et réduire le tassement du sol, Vincent a opté pour une largeur de travail de 8 mètres, contre 6 habituellement. Pour chaque passage, le tracteur est jumelé à l’avant et à l’arrière et la pression des pneumatiques est adaptée. Le plus important est d’attendre un réchauffement du sol et de ne pas semer si un risque de pluie est avéré dans les deux jours qui suivent. En 2017, un orage de 20 mm a anéanti 10 ha. « Je n’ai pas eu d’autre choix que de ressemer mais dans des conditions moins optimales », se souvient-il. En moyenne, son rendement atteint 103 t/ha, contre 92 t/ha pour la sucrerie.

Pour lui, des gains de rendement sont encore possibles. Par la voie génétique – il attend beaucoup du programme Aker – mais aussi grâce au matériel de semis. Voilà pourquoi, cette année, avec ses deux voisins, ils utilisent un semoir électrique sur 50 ha.
« Le semoir électrique devrait améliorer la distance entre chaque graine et donc donner la même chance de développement à l'ensemble des betteraves. Il restera alors un seul problème à résoudre : l'homogénéité de la profondeur de semis. Mais certains constructeurs sont déjà au travail sur ce sujet.  Equipés de GPS et de RTK, nous espérons avec cet outil moduler la dose de semis de 95 000 à 135 000 graines/ ha suivant les 5 types de sol préalablement définis par la société Precilield et L'ITB. Grâce cette modulation, nous devrions optimiser la couverture de nos sols froids et blancs de Champagne Crayeuse et nous vérifierons avec l'ITB si le potentiel de rendement est assuré pour chaque type de sol ».